Baalberith a écrit:
Source?
Ne serait-ce pas plutôt de l'imitation de comportements observés?
L'affaire la plus médiatique et la plus choquante est celle de Jon Venables et Robert Thomspon.
Selon un rapport que j'avais lu sur l'Est Républicain (via le site de la fac), la délinquance juvénile ( -10 ans) avoisine les 5% en France, ce qui reste certes, des cas isolés. La plupart des affaires que j'ai pu lire étaient effectivement plus 'ordinaires' : des affaires de tournantes pratiquées par des collégiens de 11 ans ou des vols en bandes organisées qui avaient dégénéré.
Scènes de violence qui étaient la plupart du temps filmées (histoire de se les repasser durant leurs soirées Haribo je suppose !)
Mais la question n'est pas de savoir s'ils ont imité ou pas un comportement observé, (d'ailleurs c'était l'argument qui revenait dans l'affaire Venables à cause des jeux vidéos), la vraie question est de savoir s'ils étaient conscients ou pas au moment des faits.
Ce n'est pas parce qu'un enfant a imité une scène de jeux vidéos/de films/ ou autres supports visuels en proférant des coups et blessures entraînant la mort d'un jeune enfant de 2 ans puis en jetant son corps sur les rails pour le couper en deux, que son comportement est excusable ou du moins compréhensible (les faits de l'affaire Jon Venables).
Je crois que c’est un tort d’idéaliser ou du moins, de tenter de justifier l’horreur par l’âge, on est plus au début du XXème avec des affaires d'enfants tuant pour une miche de pain , mais bien de sadisme avec
préméditation.
Tous les arguments tournant autour de pseudo-débats ‘mais ils n’ont pas la même notion du mal que nous’/ ‘il a juste imité une scène de film, la preuve durant l’audience il a pleuré’ sont des arguments en bois, qui plus est,
ce n’est pas le propos et loin de moi l'idée d'un populisme pénal primaire.
Cependant, je ne suis pas en train de dire non plus qu'il faut voir le mal partout et mettre à l’écart des enfants de 3 ans qui auraient une dangerosité potentielle du fait d’un parent violent ou d’un milieu familial peu propice à leur épanouissement. (Rapport Bockel).
De toutes façons, en France, les mineurs de moins de 13 qui ont commis un délit ne peuvent pas être condamnés à la de prison ferme, mais en fonction de la gravité, le juge peut prononcer des sanctions éducatives à l'encontre d'enfants âgés de 10 ans.
Je ne dis pas que je détiens la clé d'un débat sensible qui pose bien des problèmes à la jurisprudence, l'adaptation au cas par cas est incontestablement nécessaire, cependant la justification de l'âge, eu égard toutes les circonstances entourant la violence du délit, ne doit pas venir diaboliser le rôle sanctionnateur de la justice.