Et puis j'en profite pour faire un copier coller d'un petit topo que j'ai fait sur ELEND, sur un autre forum, histoire de faire découvrir le groupe à ceux qui ne le connaîtraient pas...
En l'an de grâce 2007 après Jésus-Christ, ELEND nous annonce que le 3e album du Cycle des vents,
A world in their screams, sera finalement le dernier du Cycle des vents qui devait initialement comporter 5 chapitres...
Accessoirement, ELEND nous annonce aussi qu'il est fort probable que cet album soit en réalité le dernier du groupe franco-autrichien...
ELEND nous livre donc en quelque sorte avec
A world in their screams, son testament musical...
L'occasion était trop belle pour le fan que je suis...
Attirer l'attention sur ce groupe culte, à ce point original qu'il ne fut jamais imité, provoquer des réactions des fans et des détracteurs qui naviguent sur VS, et tout simplement faire découvrir le groupe aux mélomanes qui seraient passés à côté...
ELEND a en réalité eu deux vies, concrétisées par deux cycles bien distincts, tant dans le concept que dans le fond...
Le premier cycle est une adaptation "luciférienne" pourrait-on dire des offices de la Semaine sainte de l'Eglise catholique... ces offices étant traités non pas du point de vue de l'avènement du Christ par sa résurrection, mais du point de vue de la chute et de la déchéance de Lucifer (d'où mon avatar).
Trois albums constituent ce cycle
Leçons de ténèbres
Un album peut-être encore un peu naïf, aux orchestrations relativement minimalistes et très classiques (par rapport aux albums suivants en tout cas...), mais cependant magnifiques, couplées avec des hurlements démoniaques, lucifériens pour tout dire, et des voix angéliques... Jamais le Paradis et l'Enfer n'auront été aussi bien traités musicalement que par ELEND...
Les ténèbres du dehors
Avec cet album, ELEND nous livre déjà la quintessence de son art...
Les orchestrations prennent enfin toute leur ampleur, la violence est à son apogée, sans qu'aucune guitare, basse ou batterie ne soit utilisée... Les imprécations lucifériennes sont encore très présentes tout au long de l'oeuvre... Pour ma part, sans doute le chef d'oeuvre d'ELEND
(à noter que cet album a été réédité quelques années plus tard, avec la même pochette, mais dans des tons de rouge, et agrémenté d'un titre inédit, Birds of dawn)Weeping nights
ELEND, par la volonté de son label, nous offre une parenthèse, c'est-à-dire une version des Ténèbres du dehors, expurgée de l'ensemble des hurlements... Bien sûr, l'oeuvre n'a plus la même force, mais cela permet à ceux qui ne supporteraient pas d'entendre des hurlements démoniaques, de pouvoir profiter de la musique du groupe...
Trois inédits complètent cet album, afin que les fans s'y retrouvent...
The umbersun
Cet album clôture ce premier cycle, et pour la première fois, ELEND élargit son spectre musical en s'éloignant quelque peu de la musique "classique" (dans un sens baroque, classique et romantique) pour aborder, encore timidement, la musique contemporaine...
Un album qui s'ouvre par une oeuvre d'une grande violence, et qui évolue vers davantage de minimalisme... Toujours les hurlements, toujours les vocaux féminins (en choeur ou non), et toujours ces orchestrations somptueuses...
Après la clôture de ce cyle, ELEND prend une longue longue pause... à tel point que le groupe semble ne plus exister...
Et pourtant, quelques années plus tard, son label historique, Holy Records, annonce le retour d'ELEND pour un nouveau cycle, le Cycle des vents, qui aurait du s'étendre sur 5 albums, et n'en comportera finalement que 3...
Winds devouring men
Peut-être l'album le plus étonnant d'ELEND... Pour ce retour, ELEND change totalement de spectre musical, délaisse (malheureusement définitivement) les hurlements et toute forme de violence...
ELEND nous offre un album triste, mélancolique, mais également minimaliste, au chant masculin qui n'est pas sans rappeller celui de Dead Can Dance...
Sunwar the dead
Avec Sunwar the dead, ELEND retrouve la violence qui le caractérisait...
Les hurlements ne sont pas de retour, mais le duo franco-autrichien nous prouve qu'il n'est pas utile de faire appel à des guitares, une basse et une batterie, pour synthétiser tout ce que la musique peut avoir de violent... Un album absolument somptueux, aux orchestrations d'une richesse et d'une violence déconcertante...
Sans doute le second chef d'oeuvre du groupe...
A world in their screams
Je manque de recul sur cet album puisque je ne le possède que depuis hier...
Je m'attendais à une débauche de violence pour la clôture de ce second cycle... ce n'est pas vraiment le cas, même si certains passages sont tout de même véritablement angoissants... il n'y a plus de chant masculin, seulement un poème narré tout au long de l'album... l'effet est assez saisissant... à approfondir bien sûr...
Et voilà l'histoire d'ELEND encore une fois suspendue...
Sans doute peut-on espérer, au vu de la créativité de ses deux têtes pensantes, un retour du groupe dans quelques années...
C'est en tout cas tout le bien que l'on souhaite au monde de la musique...
Pour finir, le lien vers la page myspace du groupe pour y découvrir quelques titres
http://www.myspace.com/elendofficialpageMais il n'y a que des extraits des deux derniers albums qui ne sont pas spécialement représentatifs de l'ensemble de la discographie du groupe... c'est pourquoi il me semble nécessaire d'aller au-delà de ces seuls extraits pour savoir si ELEND peut vous plaire...
Et puis le lien vers le site officiel du groupe :
http://www.elend-music.org/news.php sur lequel il y a notamment à télécharger des titres de The Umbersun et Winds devouring men.