Houlà, tu risques de repartir avec un panier bien plein.
Comme dans le BM, je pense qu'il ne faut pas négliger toute la scène de l'est.
Dans les russes, Dostoievski est génial mais pas conseillé pour s'y mettre. J'ai aussi une fascination pour Gogol, mais son chef d'oeuvre (Les âmes mortes) est un livre qu'il n'a jamais terminé vu qu'il y a foutu le feu dans une crise de mysticisme, donc on verra plus tard. Du coup je me rabats sur
Nabokov, avec
Lolita. Je pense que le livre est à lire, et ce qu'on ait vu le film ou non. J'avais ressenti les choses différemment avec le livre, et le style de l'auteur est hallucinant (rien que la musicalité des premières pages).
Plus proche de chez nous,
Zweig est incontournable. Vu que tu risques d'être chargé, je te suggère un livre court pour commencer:
Le joueur d'échecs. Passionnant mais très rapide à lire, pas forcément dans son style usuel d'ailleurs (Zweig est avant tout reconnu pour sa capacité à décrire finement la psychologie des gens). Au passage, conseiller Zweig sur un site comme PC a un je ne sais quoi de mauvais goût, mais bon je m'en remettrai...
Dans un style hybride (peut-on parler de roman classique, on est à mi-chemin de la théorie, une forme de théorie appliquée au roman en sorte), mon auteur préféré reste
Kundera.
L'insoutenable légéreté de l'être est un livre dont les idées ne cessent de me remonter en tête.
A l'ouest, on t'a conseillé Pahlaniuk, y a rien à jeter chez lui. Dans un style plus polar old school poisseux, dense comme un gâteau basque,
James Ellroy est à découvrir. Un auteur complètement torturé, névrosé, foisonnant, mais génial. Je te conseille le premier tome du quatuor de Los Angeles,
Le Dahlia noir (LA confidential dont tu as peut-être vu l'adaptation ratée au cinéma est le troisième tome de ce quatuor dolnt les membres peuvent se lire indépendamment). Noir comme la nuit.