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"La retraite sera brève mon enfant..." lança t-elle peinée à Hector. Celui-ci se retenant de relever le jeu de mot qui s'offre à lui. L'organisation de cette vie souterraine faisait peine à voir : L'Empire Central n'a d'impérial que le nom.
Au travers de longs dédales nauséabonds, Hector perd le peu d'optimisme difficilement acquis. Gagner ou laisser mourir ? Il tenta vainement de chasser ces pensées négatives, nihilistes. Il se concentra sur le guide sexagénaire (du moins c'est ce qu'il semble être à peu près son âge) qui ne manque pas une occasion de saluer toute personne qu'elle croise : civils paumés, quelques militaires en piteux état grouillant comme des rats en quête de nourriture.
La visite prend fin dans une grande pièce cacophonique ou règne l'anarchie. Sans perdre un instant, la vieille dame indique un petit homme qui, aux premiers abords, ne paie pas de mine mais qui, à en croire cette dernière, décide de tout dans ces bas-fonds. Ni une ni deux, Hector s'élance d'un pas décidé à sa rencontre
"Bonjour, je suis He..." commence t-il...
"Peu importe ton nom, si j'ai besoin de toi je crierai "ET TOI LA BAS !", ça me suffira amplement. Contente toi d'obéir" répliqua t-il sans sourciller sous le regard scié d'Hector... "Bien, maintenant je serai bref : ici prime la survie, de toute manière le combat est perdu pour le moment. Libre à toi de garder un espoir démesuré en une victoire proche, je ne partage pas cet avis. Donc les règles sont simples : JE décide, TU appliques, on ne met pas en péril inutilement la vie d'autrui, tu veux te faire trouer la peau par le premier trouffion venu libre à toi, ici tu auras une arme et une prière si le coeur t'en dit.
Hector écoute religieusement, n'osant pas couper la parole à son interlocuteur à la dialectique martiale.
"Aujourd'hui c'est repos ici, ils ne nous trouverons pas, du moins j'espère. Demain commence l'exode, le principe est simple : on se casse ! Si tu en es je te laisse te présenter à ces hommes là-bas (il pointe du doigt quelques individus au brassard jaune donnant de la tête partout) pour te rendre utile. Dernière chose, si tu as besoin de moi mon seul nom est CHEF ! Point barre."
_________________ « Tout ce que l'on peut dire sur l'Art ne peut rivaliser avec l'Art de se taire. »
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