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Au risque de me faire reprendre par les modérateurs (je ne me souviens pas avoir vu un post sur ce film qui vient de sortir en DVD cet été, et puis ma mémoire est de plus en plus défaillante), voilà ma chronique de ce film qui est pour moi le film de l'année et bien plus... Ceux d'entre vous qui l'ont vu pourraient exprimer ici leur opinion...
INTO THE WILD, ma chronique Le dernier film de Sean Penn (USA) est un bouleversant Road Movie (film de voyage) qui conduit pendant presque 2h30 le spectateur Into the wild, c’est-à-dire dans l’immensité sauvage de la nature américaine : de la Géorgie jusqu’en Alaska. Cette magnifique fresque nous touche d’autant plus qu’il s’agit d’une histoire authentique (cf. le livre de Krakauer, Into the wild) : celle d’un brillant jeune homme de 22 ans, Chris McCandless. Si le voyage extérieur est un régal pour nos yeux émerveillés, le voyage intérieur de Chris, sa quête spirituelle, constitue une solide nourriture pour notre réflexion. Chris change de nom et devient Alexander Supertramp, pas seulement pour échapper à ses parents mais aussi pour signifier son initiation à une vie nouvelle. Ce double voyage extérieur et intérieur nous renvoie aux questions fondamentales de toute vie humaine : le bonheur, l’authenticité, les relations humaines, Dieu etc. Chris, un saint François d’Assise laïc, prend des moyens extrêmes pour trouver quelques lumières sur le sens de son existence, pour se trouver lui-même. Sa quête prendra une tournure dramatique mais débouchera aussi dans une lumière qui ne peut que nous rappeler celle de l’amour de Dieu. Chris est un traumatisé, un être hyper sensible, un pur, un idéaliste, un généreux. Son histoire nous redit l’importance pour un jeune d’avoir une famille équilibrée. Fuyant son père et sa mère, son passé, et l’avenir trop prévisible que l’on voulait pour lui, c’est sur les routes, dans la solitude comme dans les rencontres, que Chris va pressentir la présence d’un autre Père… Même s’il a quelques problèmes avec la religion ! Rarement j’ai « entendu » un tel silence pendant les dernières minutes d’un film et à la sortie de la salle… On ne sort pas indemne de cette aventure existentielle. Je terminerai en citant un extrait de la chronique d’Utopia : « Beau et ample… Into the wild est un chant d’amour à la liberté, au non conformisme, à l’audace des rêveurs, à leur force intérieure, leur grandeur d’âme, la pureté de leur cœur… Exaltant ! »
_________________ Ad maiorem Dei gloriam
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